Eveil Spirituel
Cher invité,
L'entièreté de ce forum te sera accessible lors de ton inscription,pour l'intimité et le respect de chacun des participants et seulement pour cette raison.:o)
Laisse ton intuition te guider dans ce choix et si tu remarques que ce lieu ne te convient pas,sous simple demande de ta part je supprimerais ton compte car chacun est libre de visiter ce lieu et d'y sortir comme il l'entend.

Je te souhaite une bonne journée et un chemin de vie heureux.

Sylvie.

Eveil Spirituel


 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» Votes de janvier
Mer 6 Fév - 13:06 par Sylvie

» clic animaux
Lun 4 Fév - 9:19 par sylvaner

» l'apocalypse après l'énergie de l'amour
Dim 3 Fév - 16:19 par Sylvie

» Annonce générale.(votre avis)
Mar 29 Jan - 5:49 par Sylvie

» Bon
Lun 28 Jan - 9:32 par mjo

» PRIERE
Dim 27 Jan - 16:08 par mjo

»  O.M.
Dim 27 Jan - 16:07 par mjo

» message angélique!
Sam 26 Jan - 9:28 par ANNA MARIA

» Invoquez Raphael !
Ven 25 Jan - 11:58 par mjo


Partagez | 
 

 Barralet (Le) du saint Andiu (Andieu, Andiou) de la Galinière

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
pascal

avatar

Masculin Buffle
Messages : 1649
Date d'inscription : 18/08/2011
Age : 44
Localisation : Binche
Emploi/loisirs : Sans
Humeur : Moyenne

MessageSujet: Barralet (Le) du saint Andiu (Andieu, Andiou) de la Galinière   Sam 21 Avr - 7:20

Bonjour tout le monde, une petite légende.



Andiu (ou Andieu, ou Andiou) naquit dans une modeste chaumière, et sa vie fut employée aux humbles et pénibles travaux de la terre ; il conduisait la charrue dans les champs de la Galinière, métairie située près de Béziers, sur la route de Murviel. Très tôt, de grandes vertus le désignèrent à l’admiration de ses contemporains auxquels il apparut marqué du sceau de la sainteté, non pour sa science théologique mais pour son esprit de pénitence, sa piété, sa charité.

Dès son lever, qui devançait tous les jours l’aurore, il adressait au ciel de ferventes prières, demandant le salut de tous avant le sien. Le bruit du monde mourait au seuil de sa demeure. Au milieu des champs il entonnait un cantique, rendant grâce pour toute chose à Dieu, ou bien il chantait une de ces ballades plaintives qui charmaient nos aïeux. La légende rapporte que son corps était léger, son âme planait au-dessus de la terre, que naïve était sa pensée, grande était sa chasteté, qu’il était plein d’une ardeur extatique remarquable et qui a quelque chose de commun avec cette force mystérieuse qui soulève les poètes quand leur émotion se traduit par de sublimes élans.

Mais voilà que, tout à coup, il s’arrête, suspend son travail et s’éloigne du sillon qu’il trace. C’est qu’il vient d’apercevoir un homme malheureux et fatigué : un pauvre serf maltraité par son seigneur. Le modeste travailleur appelle son infortuné compagnon, l’interroge et cherche à adoucir le poids de ses chaînes. Il lui fait entrevoir un bonheur qui n’est pas de ce monde et lui promet, après les souffrances terrestres, un repos éternel. Il lui parle du ciel avec une foi qui ravit son rustique auditeur. Puis, pour faire fructifier ses consolations dans l’esprit de l’infortuné, Andiu lui présente son barralet rempli d’un antidote très efficace contre les peines morales. On désignait ainsi, dans le Midi, un petit bidon en bois affectant la forme d’un tonneau, d’une contenance de un ou plusieurs litres, dans lequel les travailleurs mettaient le vin.


Saint Andiu
Plus loin, un pèlerin, accablé de fatigue, se traînant vers Béziers, s’offre à ses yeux. Andiu l’arrête, l’invite à s’asseoir sur le gazon et écoute avec intérêt les pieuses légendes que l’étranger apporte d’Orient et, qu’aidé du charmant barralet, il embellit de miracles dignes d’une grande foi. La tradition rapporte encore que des bourgeois, des chevaliers même et de hauts barons étanchèrent leur soif au miraculeux barralet. Elle dit aussi que de gentes demoiselles voulurent bien, par curiosité peut-être, appliquer leurs lèvres au même barralet.
Ce barralet était tout petit, mais toujours plein. Comment, sans cette inappréciable qualité, aurait-il pu satisfaire les nombreuses personnes qui lui demandaient un réconfortant secours ? Grande fut souvent la surprise des pèlerins, en voyant qu’un si modeste récipient pût apaiser l’immensité de leur soif et surtout, miracle pus grand encore, en maintenant toujours son contenu au même niveau.

Quelques envieux avaient fini par faire croire au maître d’Andiu que celui-ci prodiguait son vin aux passants et que le valet risquait de le ruiner. Ce maître crédule alla un jour surprendre son serviteur, pendant qu’il prenait son champêtre repas au pied d’un tertre, derrière un buisson. « J’ai soif », lui dit-il ; « voudrais-tu me laisser boire à ton barralet ? » Andiu lui répondit : « Très volontiers, maître ».

Le maître reconnut toute la fausseté des calomnies dirigées contre son fidèle domestique, quand il fut convaincu que le barralet ne désemplissait pas. Hélas ! Un jour vint où les champs de la Galinière furent silencieux et tristes ; nulle voix ne se mêla plus, dès le matin, à celle des oiseaux pour chanter la louange de Dieu. On ne vit plus le laboureur, ni ses pacifiques bœufs. En vain chercha-t-on du regard ce saint homme qui savait donner de si bons conseils, qui prodiguait une si réconfortante liqueur, qui s’entendait si bien à relever l’espérance et la foi.

Il ne devait plus reparaître dans les champs fertilisés par les sueurs. Le saint s’était affaibli, la vie avait abandonné son corps. Désormais, il était dans l’éternel repos. La nuit était venue, ses compagnons dormaient ; une lampe brûlait seule, suspendue au mur noirci ; le saint était étendu sur la terre nue. Il souleva un instant, pour regarder le ciel, sa tête qui retomba sur un oreiller de pierre. Il n’était plus.

Tout à coup, dans Béziers, une sourde rumeur circule. Les cloches de Saint-Aphrodise firent entendre, dans la nuit, leur son argentin, sans qu’aucun homme ne les agitât et, prodige qu’on ne croirait pas, si la tradition ne le rapportait en termes formels, les sons étaient devenus aussi doux, aussi flûtés que les notes d’un orgue. On distinguait ces mots prononcés dans leur langage aérien :

Andiu es mort.
Es mort à la Galinhero
(Andiu est mort.
Est mort à la Galinière)

Clocher de Saint-Aphrodise à Béziers
Une voix demandait : « Ount es (Où est-il) ? » ; une autre répondait : « Darres uno peyro (Derrière une pierre) ». Les premiers qui les entendirent n’en croyaient pas leurs oreilles : ils s’imaginaient rêver. Cette mystérieuse lamentation, sans cesse répétée par les cloches, frappa les esprits. Les prêtres et les fidèles se précipitèrent en foule vers la Galinière. A la faveur d’une clarté céleste, on s’approcha du saint. L’expression de son visage offrait l’image de la paix, une auréole brillait autour de sa tête.
Hélas ! Il se trouva des gens qui purent conserver, dans ce moment solennel, des idées temporelles. Depuis longtemps, la paroisse de Saint-Nazaire et celle de Saint-Aphrodise étaient en lutte pour savoir de laquelle des deux devait dépendre la ferme de la Galinière. Les deux parties convinrent de s’en rapporter au jugement de Dieu. Le corps du saint fut respectueusement placé sur un chariot traîné par ses bœufs. On décida que la Galinière appartiendrait à l’église où ils se rendraient d’eux-mêmes.

On vit, sous la conduite de deux anges, les bœufs, portant des torches allumées au bout de leurs cornes, se diriger vers l’église Saint-Aphrodise, y faire leur entrée et s’arrêter devant le maître-autel. Selon la légende, c’est par là que Dieu, manifestant sa volonté, termina ce différend qui, pour devenir éternel, n’aurait eu besoin que des longueurs de notre procédure. Saint Andiu fut choisi comme patron des muletiers et des charretiers.




Source : http://www.france-pittoresque.com


Nous craignons les choses proportionnellement à l'ignorance que nous en avons.
Christian Nevell Bovee
Revenir en haut Aller en bas
mjo

avatar

Féminin Messages : 4301
Date d'inscription : 18/08/2011

MessageSujet: Re: Barralet (Le) du saint Andiu (Andieu, Andiou) de la Galinière   Ven 27 Avr - 8:37

merci pascal


Revenir en haut Aller en bas
 
Barralet (Le) du saint Andiu (Andieu, Andiou) de la Galinière
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Saint Gaétan de Thienne et commentaire du jour "Qui perdra sa vie à cause de moi la gardera"
» Sainte Jeanne Delanoue et Saint Roch
» Sainte Véronique, Saint André Corsini et commentaire du jour "Jésus appelle les Douze, et..."
» Saint Nazaire et Saint Celse Martyrs et commentaire du jour "La perle de grande valeur"
» Prières à Saint Expédit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Eveil Spirituel :: Cafétéria :: Histoires,mythes et légendes-
Sauter vers: